Chapitre XIV — Maladies de l'appareil génito-urinaire
Introduction
Le chapitre XIV regroupe les maladies de l'appareil génito-urinaire codées en CIM-10 FR ATIH 2025. L'insuffisance rénale aiguë, les infections urinaires graves et les complications infectieuses uro-génitales concentrent les codes à fort enjeu PMSI. Ce chapitre est stratégique à double titre : l'insuffisance rénale aiguë (N17.x) est l'une des CMA les plus fréquentes et les plus impactantes du PMSI, présente en DAS sur des séjours de cardiologie, de réanimation et de chirurgie lourde. Les infections urinaires et prostatiques graves génèrent des séjours complexes avec des CMA de niveau 3 et 4.
Codes fréquents en MCO — à fort enjeu PMSI
Insuffisance rénale (N17-N19)
Insuffisance rénale aiguë avec nécrose tubulaire
CMA niveau 4
Insuffisance rénale aiguë avec nécrose corticale
CMA niveau 4
Insuffisance rénale aiguë avec nécrose médullaire
CMA niveau 4
Autres insuffisances rénales aiguës
CMA niveau 3
Insuffisance rénale aiguë sans précision
CMA niveau 3 · à préciser si possible
Insuffisance rénale chronique
DP et DAS très fréquents · préciser le stade
Maladies des organes génitaux de l'homme (N40-N51)
Autres maladies de l'appareil urinaire (N30-N39)
Affections inflammatoires pelviennes féminines (N70-N77)
Pièges de codage fréquents
⚠ Ne pas préciser le stade de l'insuffisance rénale aiguë
N17.9 (insuffisance rénale aiguë sans précision, CMA 3) est le code le plus utilisé par défaut. Pourtant, le compte-rendu d'hospitalisation et les résultats biologiques permettent souvent de préciser le mécanisme — nécrose tubulaire (N17.0, CMA 4), nécrose corticale (N17.1, CMA 4) ou nécrose médullaire (N17.2, CMA 4). La différence est majeure : N17.0 à N17.2 sont CMA niveau 4 contre CMA niveau 3 pour N17.9. Vérifiez systématiquement les comptes-rendus de néphrologues et les résultats d'imagerie rénale sur les séjours avec insuffisance rénale aiguë.
Implications T2A
Le chapitre XIV est l'un des plus impactants en termes de CMA indirectes. L'insuffisance rénale aiguë (N17.x) est présente en DAS sur des séjours de chirurgie cardiaque, de réanimation, de sepsis — où elle fait systématiquement monter le niveau GHM. Les infections uro-génitales graves (prostatite, pyonéphrose, phlegmon pelvien) génèrent des séjours lourds avec des durées longues.