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Hospitalisation pour traitement (2/2) : traitement interventionnel, médical, et situations équivalentes

Après le traitement répétitif et le traitement unique chirurgical, deux autres formes de traitement unique complètent le tableau : le traitement « interventionnel » et le traitement médical. Le guide y ajoute six situations qu'il assimile, par convention, à un traitement unique — de la mise en route d'un traitement chronique à l'interruption de grossesse.

Le traitement unique interventionnel

Règle T8 couvre les actes thérapeutiques par voie endoscopique ou endovasculaire, et l'imagerie interventionnelle. Le DP est en général la maladie sur laquelle on est intervenu. Exemples du guide : une embolie artérielle du membre supérieur traitée par désobstruction transcutanée — DP : l'embolie artérielle ; une lithiase biliaire traitée par voie transcutanée ou par lithotritie — DP : la lithiase.

La même logique de « reprise » ou de traitement « en deux temps » que pour la chirurgie s'applique ici : c'est la nature du traitement qui prime. Exemple marquant : un patient atteint d'un hépatocarcinome, hospitalisé pour une seconde chimioembolisation (injection intra-artérielle avec embolisation de particules), la CCAM ne décrivant pas cet acte comme une séance — il s'agit bien d'un traitement unique en deux temps, et le DP du second séjour reste l'hépatocarcinome. Pour mémoire, un acte non pris en charge par l'assurance maladie, autre que l'esthétique, reste une intervention « de confort » codée Z41.80 (règle T6, voir le premier article de cette série).

Le traitement unique médical

Règle T9 — cas habituel : le DP est l'affection traitée. Exemples : un infarctus du myocarde, diagnostiqué et thrombolysé par le SMUR puis pris en charge en unité de soins intensifs cardiologiques — DP de l'USIC : l'infarctus ; une pneumonie diagnostiquée aux urgences — DP : la pneumonie. Le DP n'étant pas un code Z, pas de DR.

Le traitement médical peut être partagé entre plusieurs unités ou établissements : chacun garde comme DP l'affection traitée. Exemple : un infarctus cérébral pris en charge initialement en soins intensifs neurovasculaires (DP : l'infarctus cérébral), puis transféré au troisième jour en unité de médecine qui poursuit le même traitement — l'infarctus cérébral reste le DP de son RUM également.

Trois exceptions à connaître :

  • Règle T10 : la curiethérapie et les irradiations en dose unique se codent Z51.01, comme les autres irradiations ; l'injection de fer en injection unique pour carence martiale se code Z51.2.
  • Règle T11 : les soins palliatifs, dès lors que leur définition est respectée, se codent Z51.5.

Pour ces situations (curiethérapie à bas débit de dose, irradiation en dose unique, soins palliatifs, injection de fer), le diagnostic relié est l'affection qui a motivé la prise en charge. Exemples : curiethérapie pour cancer de la prostate — DP Z51.01, DR C61 ; soins palliatifs pour cancer du corps utérin en phase terminale — DP Z51.5, DR C54.– ; injection de fer pour anémie par carence martiale — DP Z51.2, l'anémie (D50.–) étant alors codée en DAS ou en DR selon qu'elle respecte ou non la définition du DR.

Règle générale à retenir : tout séjour pour chimiothérapie, radiothérapie, transfusion sanguine, oxygénothérapie hyperbare, aphérèse sanguine ou injection de fer — en hospitalisation complète comme en séance — doit porter en DP le code Z51 adéquat, avec la maladie traitée en DR chaque fois qu'elle en respecte la définition.

Six situations assimilées au traitement unique

Le guide range également sous la situation de traitement unique six circonstances particulières :

  1. La mise en route du traitement d'une maladie chronique : l'hospitalisation nécessitée par la première administration d'un traitement médicamenteux appelé à être poursuivi au long cours, dans le respect des conditions d'admission fixées au chapitre I.
  2. La rupture thérapeutique chez un patient diabétique non amélioré par une adaptation ambulatoire, dès lors qu'au moins un critère précis est rempli — passage à un schéma insulinique multi-injections ou à une pompe, échec d'un traitement insulinique déjà multi-injections, ou nécessité de débuter/modifier une insulinothérapie chez un patient à haut risque (syndrome coronaire aigu ou AVC récent, rétinopathie sévère non stabilisée, insuffisance rénale avec DFG < 30 ml/mn, hypoglycémies sévères ou répétées, grossesse, précarité). Il ne peut pas s'agir d'une simple adaptation posologique progressive.
  3. Règle T12 — l'accouchement normal : accouchement par présentation du sommet, sans complication, chez une femme indemne de toute morbidité obstétricale. DP : O80.0.
  4. Règle T13 — la naissance d'un enfant séjournant en maternité avec sa mère : le DP du séjour du nouveau-né est codé avec la catégorie Z38 (Enfants nés vivants), selon le lieu de naissance. Un problème de santé découvert à la naissance ou pendant le séjour est un diagnostic associé significatif du RUM du nouveau-né.
  5. L'interruption volontaire de grossesse : le DP est codé avec la catégorie O04 de la CIM-10 ; une complication survenant au cours du séjour d'IVG est précisée par le quatrième caractère du code.
  6. L'interruption médicale de grossesse : avant vingt-deux semaines révolues d'aménorrhée, le DP est codé O04.–1, O04.–2 ou O04.–3 ; à partir de vingt-deux semaines révolues, le DP devient la cause fœtale ou maternelle ayant motivé l'interruption.

L'essentiel à retenir

Le traitement interventionnel suit la même logique que la chirurgie — la maladie traitée est le DP, y compris en cas de reprise en deux temps. Le traitement médical, lui, peut se répartir entre plusieurs unités sans perdre son DP en cours de route, sauf pour trois situations à code Z imposé : curiethérapie et irradiation dose unique, injection de fer unique, et soins palliatifs. Enfin, six circonstances bien identifiées — de la mise en route d'un traitement chronique à l'interruption de grossesse — se codent selon les mêmes principes que le traitement unique, avec chacune ses règles propres.